Comment éviter les surcouts

Si certains frais concernant le chauffage et l’isolation ou la mise aux normes de l’électricité sont inévitables, certaines modifications peuvent faire grimper inutilement la facture.

 

En pratique, pour éviter les “gros travaux”, donc les dépenses, il faut faire attention à plusieurs éléments :

 

1-L’emplacement des futures pièces d’eau et du WC

Ces pièces ont besoin d’arrivées d’eau, d’évacuation et de ventilation.

 

Salle de bain :

Elle doit être proche d’une colonne d’eau (souvent placée dans les zones centrales ou près des WC)

Plus la nouvelle salle de bain est éloignée, plus il faut casser sols/dalles, rallonger les réseaux d’évacuation, voire rehausser le plancher → travaux lourds.

Rallonger les alimentations implique saignées, faux-plafonds ou chapes → couts supplémentaires.

Une salle de bain déplacée doit toujours être correctement ventilée → rallonger ou créer des gaines de ventilation est parfois compliqué et couteux.

Les normes imposent des circuits électriques spécifiques (sèche-serviette, éclairage, prises protégées) qu’il faut recréer dans l’espace choisi si la salle de bain est déplacée.

 

Cuisine :

Il est préférable de la prévoir près de la salle de bain/WC, ou sur un mur qui donne sur une gaine technique.

L’évier doit obligatoirement être raccordé à la colonne d’évacuation, rallonger une évacuation de diamètre conséquent, avec pente, peut nécessiter de casser le sol ou de créer un faux-plancher→ travaux lourds.

Comme pour une salle de bain, il faut prolonger les alimentations (eau froide, eau chaude, parfois arrivée pour lave-vaisselle/lave-linge), ce qui implique saignées, chape ou faux-plafond → couts supplémentaires.

Une cuisine exige plusieurs circuits dédiés (four, plaques, lave-vaisselle, frigo, prises plan de travail). Tout déplacement implique de tirer de nouvelles lignes, souvent jusqu’au tableau électrique → couts supplémentaires

Déplacer un point gaz est très encadré : obligation de passer par un professionnel agréé, normes strictes → poste de cout non négligeable.

Si vous souhaitez une hotte à extraction (et pas à recyclage), il faut créer ou prolonger une gaine d’évacuation → ce qui peut être techniquement lourd et donc couteux.

 

WC :

Plus on l’éloigne de la colonne principale, plus la pente est difficile à respecter. Cela peut impliquer de rehausser le sol ou de casser une grande partie de la dalle.

S’il n’y a pas de colonne à proximité, il faut en créer ou en prolonger une… et ça, c’est un sacré poste de travaux (plomberie, percements, raccordements).

Moins problématique que l’évacuation, rallonger l’arrivée d’eau peut cependant demander de casser sols/murs et de refaire les finitions.

Après la plomberie, il faut reboucher, refaire les sols, carreler, peindre, donc plusieurs corps d’état sont mobilisés.

 

2- Eviter de tout décloisonner et surtout ne pas toucher aux murs porteurs

Lorsque l’on décloisonne cela engendre plusieurs choses :

    • Le cout de la démolition : il faut payer la main-d’œuvre pour casser, évacuer, trier et transporter les gravats.
    • Le cout des reprises des sols et des plafonds : quand on abats une cloison, il faut refaire les continuités de carrelage, parquet, faux-plafond, enduits… ça chiffre vite.
    • L’augmentation de la facture du lot électricité : les cloisons servent souvent de support aux gaines électriques, interrupteurs, prises, voire aux réseaux d’eau. Les conserver évite de tout refaire.
    • Plus de poussière et de nuisances : un chantier plus “sale” et plus long, donc plus de couts indirects (protections, nettoyage, temps perdu).

Lorsque l’on crée une ouverture dans un mur porteur:

    • Dès qu’on modifie un mur porteur, il faut passer par un bureau d’études structure pour calculer les renforcements nécessaires. Ces honoraires ne sont pas donnés.
    • Percer ou abattre un mur porteur implique la pose de poutres métalliques (IPN, HEB, etc.), de reprises de charges, parfois de renforts en fondations. C’est du gros œuvre, donc cher.
    • On ne confie pas un mur porteur à n’importe quel artisan. Il faut des entreprises qualifiées, avec assurances décennales adaptées → cout horaire plus élevé.
    • Plus c’est technique, plus ça rallonge le chantier. Et le temps, c’est littéralement de l’argent (main-d’œuvre, location de matériel, pénalités si retard).
    • Toucher à la structure augmente le risque de surprises (fissures, reprises imprévues, renforcement des planchers voisins). Et chaque surprise = facture en plus.

 

Il est important de penser aux conséquences de chaque modification et de bien évaluer les travaux et les frais qui vont être nécessaires à la mise en œuvre.  Pour qu’un budget travaux soit maitrisé, il est conseillé de faire appel à un professionnel qui possède un réel savoir-faire en matière de maitrise d’œuvre.

L’agence SOUPLET & LAGNEAUX étudie tout type de projet et vous apporte des solutions adaptées et économiques afin que votre projet prenne vie dans une enveloppe budgétaire maîtrisée.

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